Le refoulement aujourd'hui

Journées d'étude - Chambéry samedi 20 et dimanche 21 septembre 2008 - Centre de congrès Le Manège - 331 rue de la République

Chaque culture, chaque époque se caractérise par ses modalités particulières de refoulement liées à l’effet des discours sur la structure subjective. Le scandale de la découverte freudienne tient en ce que l’objet du refoulement est de nature sexuelle et le symptôme comme retour du refoulé en porte la marque. Avant la deuxième topique Freud a pu considérer que le refoulement d’un désir inconscient incestueux sur une Autre scène était dû à la morale du siècle.

Son vœu d’un allégement de la morale puritaine s’est réalisé sans pour autant que le refoulement soit supprimé, bien au contraire. Ce sont les modalités d’expression du refoulement qui ont changé traduisant de nouvelles impasses du désir masculin ou féminin. Les formes d’exhibition de la jouissance maintiennent un refoulement tout aussi vif qui rabat le sexuel sur la génitalité voire sur la physiologie de l’organe.

Nous pouvons entendre avec Freud et Lacan que le refoulement est en premier lieu une opération logique de mise en place d’un discours, effet de langage qui soumet le parlêtre au manque dans ses dimensions réelles, symboliques et imaginaires, d’où la variation du refoulement selon les langues. C’est le côté civilisateur du refoulement.

Il existe diverses modalités de défense par rapport au désir, par rapport au fonctionnement du symbole phallique. Aujourd’hui l’importance donnée à l’image (la belle image ou celle de la victime) donne la prépondérance au narcissisme et à ses embarras par rapport à la libido sexuelle. D’un autre côté le discours techno scientifique laisse espérer que tout refoulement pourrait être suturé. L’opération d’aliénation séparation peut alors paraître contingente ; la castration est vécue comme traumatique.

Le symptôme est-il toujours interprétable phalliquement dans un dispositif de victimisation? Comment se met en place le refoulement, selon quelles modalités logiques, pour un homme, pour une femme ? Quelles conséquences avons nous à en tirer dans la direction des cures ?

Responsables A.CHIARI, F.DAVION, C.POUGET-DOMPMARTIN, B.VANDERMERSCH

 

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