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À propos du film de l’Israélien Ari Folman "Valse avec Bachir"

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Par CHRYSANTHOU E.   
juillet 2008

Ce film d'animation qui s'inspire de l'histoire personnelle du réalisateur raconte, sur le mode d'une enquête, la recherche des souvenirs oubliés d'un soldat israélien ayant participé à la guerre du Liban, et peut-être aux massacres des camps de réfugiés palestiniens en 1982.
Dans le film alternent des scènes d'interview de personnages ayant réellement vécu les faits, et des scènes de souvenirs de cette guerre, le tout en images de synthèse. Il s'y intercale de façon fugace mais répétitive l'image onirique de trois jeunes hommes nus sortant de la mer, personnages fantomatiques entre soldats israéliens et prisonniers des camps de concentration nazis. Image qui a son importance car faisant partie de la mémoire historique et peut-être familiale du réalisateur.
Ce film donc est une interrogation sur les mécanismes de l'oubli et des retrouvailles avec les souvenirs oubliés.
Et puis à la toute fin du film, alors qu'il est question du massacre des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila et de l'implication des différentes forces en présence, on passe brutalement des images de synthèse aux mêmes scènes tirées cette fois de films d'archives.

D'où vient ce saisissement dans le passage du virtuel aux images " réelles " des archives : car ces corps comme jetés, ces femmes qui hurlent, sont les images " banales " de la guerre, vues cent fois à la télévision ? D'où vient ce saisissement sinon du surgissement de ce qui n'est pas apparent dans l'image, et qui pourtant surgit dans la rupture même du passage de la représentation virtuelle à l'image de la réalité ? Image de la réalité rendue elle-même virtuelle par l'insistance médiatique à montrer.
Quelle est la nature de ce qui surgit, l'objet déchet ou jouissance de la néantisation c'est-à-dire là où disparaît la référence à " l'interdit porté sur la jouissance dirigée sur le corps propre, en ce point d'arête et de frontière où elle confine à la jouissance mortelle… Ce n'est que par là que se structure, qu'est rejoint dans le discours ce qui seul peut y apporter la loi : ce qu'il en est de la jouissance sexuelle." (D'un discours qui ne serait pas du semblant, leçon du 17 mars 1971, J. Lacan)
Dans une conférence à Chambéry le 8 février 2008, Jean-Paul Hiltenbrand disait que le phallus et la castration étant la même chose, le phallus n'opérant que frappé de la négativité, du signe moins, l'interdit est de jouir de cette négativité.
 
Il faut peut-être, comme dans ce film, un instant de rupture, l'effet de surprise, pour que se dévoile ce point de la structure subjective.

 

A noter

Qu'est-ce que ça serait pour vous une fin d'analyse ?

Étude du texte de Freud, Analyse finie ou infinie et du texte de Lacan, La Troisième

Organisateur(s) : Association Lacanienne Internationale

Responsables : Charles Melman, Anne Joos De Ter Beerst, Janja Jerkov

Du samedi 28 janvier 2012 au dimanche 29 janvier 2012

Lieu de déroulement : Paris Espace Reuilly, 21 rue Hénard - 75012

La condition humaine n'est pas sans conditions

Rencontre-débat avec Jean Pierre LEBRUN

Le samedi 18 février 2012 à 9h

Lieu : à  l'Université du Temps disponible de Sainte Tulle - Manosque (04) - salle theatre Flachere.

Contact : Claude Rivet 04 92 73 33 56

Quand la langue fait symptôme

Organisateurs : Association Lacanienne Internationale, ALI - Rhône-Alpes

Responsable : Odile Fombonne

Du samedi 24 mars 2012 au dimanche 25 mars 2012 de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 17h30

Lieu de déroulement : Grenoble Auditorium du Musée de Grenoble , 5 Place Lavalette